Julie Brochen invitée sur France Culture

Dimanche 26 mai, Julie Brochen était l’invitée de Joëlle Gayot dans l’émission « Une saison au théâtre » sur France Culture pour présenter sa mise en scène « Mademoiselle Julie », avec Anna Mouglalis, Xavier Legrand et elle-même. Reprise de ce spectacle du 28 mai au 30 juin au Théâtre de l’Atelier à Paris.

Réservations : http://www.theatre-atelier.com/mademoiselle-julie-lo2675.html

Podcast de l’émission disponible ici : https://www.franceculture.fr/emissions/une-saison-au-theatre/julie-brochen-se-relever

Reprise Mademoiselle Julie au Théâtre de l’Atelier à Paris

MADEMOISELLE JULIE
d’August Strindberg
Traduction de Terje Sinding

Avec Anna Mouglalis
Xavier Legrand 
Julie Brochen

Chef-d’œuvre d’August Strindberg, Mademoiselle Julie révèle un huis clos tragique et poignant.
La pièce en un acte jugée à sa création en 1888 trop sulfureuse par les autorités suédoises met en scène une jeune aristocrate, Julie, qui, durant la nuit de la Saint Jean, s’abandonne à ses désirs sensuels dans les bras du valet de son père, Jean.
Mademoiselle Julie explore simultanément au travers de la passion, de l’exaltation et de l’inconscience la guerre des sexes, la lutte des classes ou des cerveaux jusqu’au drame implacable.
Pour servir ce monument de la littérature, les acteurs, Anna Mouglalis dans le rôle de Julie
(inoubliable interprète de Coco Chanel au cinéma et première femme Présidente de la République dans la célèbre série TV Baron noir) et Xavier Legrand
dans le rôle de Jean (récompensé en tant que réalisateur par 5 Césars en 2019 pour son film Jusqu’à la Garde) ont fait appel au metteur en scène Julie Brochen (ex directrice du Théâtre National de Strasbourg et du Théâtre de l’Aquarium à Paris)
pour les accompagner dans le rôle de Kristin et dans la mise en scène de cette nouvelle création.
Une œuvre magistrale interprétée par une distribution hors-pair!

Du Mardi 28 mai au Lundi 1er juillet 2019 (Relâche vendredi 21 juin 2019), du mardi au samedi à 19h et le dimanche à 15h. 

Informations et réservations

Tournée Molly S.

Du 9 au 13 avril 2019 au TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, Théâtre du port de la lune, à 20h en semaine, 19h le samedi.

Informations et réservations : http://www.tnba.org/evenements/molly-s

Du 15 au 25 mai 2019 (relâche le 20) au Théâtre du Nord à Lille à 19h en semaine, 16h les samedi et dimanche.

Informations et réservations : http://www.theatredunord.fr/la-saison/molly-s

Molly S.

D’après Molly Sweeney de Brian Friel
Traduction : Alain Delahaye
Adaptation et mise en scène : Julie Brochen

Avec Julie Brochen, Olivier Dumait, Ronan Nédélec et Nikola Takov

Collaboration à la mise en scène Colin Rey

Scénographie et costumes Lorenzo Albani

Lumières Louise Gibaud

Bande annonce

Mademoiselle Julie à l’Étoile du Nord à Paris

Les 20 et 21 novembre 2018 à 20h à l’Étoile du Nord à Paris.

Informations et réservations : http://www.etoiledunord-theatre.com/saison-18-19/julie-brochen

Dans le cadre du festival “30 Nuits à l’Étoile”, Julie Brochen présentera pour la première fois sa nouvelle création :

Mademoiselle Julie d’August Strindberg

Traduction de Terje Sinding
Avec Anna Mougladis, Xavier Legrand, Marie Desgranges et Julie Brochen
Lumière : Louise Gibaud
Scénographie et costumes : Lorenzo Albani

Huis clos nocturne et tragique en un acte entre Julie, une jeune aristocrate, Jean et Kristin, le valet et la cuisinière de son père, à sa création cette pièce écrite en 1888 est jugée trop sulfureuse par les autorités suédoises.
Les personnages de Strindberg sont donc tous animés par la volonté de se dominer les uns les autres. Mademoiselle Julie se livre avec Jean à un jeu de séduction ou de pouvoir, une lutte à mort qui s’engage dans la cuisine par une nuit d’été à la veille de la St Jean.
« Selon les croyances populaires, la nuit de la Saint-Jean était une nuit magique, placée sous le signe de l’amour. D’une certaine manière, elle l’est toujours ; c’est pendant la nuit la plus claire de l’année que les Suédois mettent à l’épreuve leurs relations sentimentales. Sous l’effet de l’alcool, des vérités se font jour, qui peuvent conduire au mariage aussi bien qu’au divorce1. »
D’ailleurs, dans la pièce, Strindberg transgresse la tradition : Jean, le valet, boit du bourgogne ; sa maîtresse, Julie, de la bière. En outre, l’aristocrate se plaît à danser avec le peuple ; le domestique, lui, répugne à se mêler à la populace. Quand l’un dit « Je ne suis pas grand amateur de bière mais si Mademoiselle l’ordonne… », la demoiselle en question avoue : « J’ai des goûts si simples que je préfère [la bière] au vin «
C’est le désir impérieux, incontournable des acteurs de jouer cette pièce ensemble qui a décidé cette nouvelle mise en scène.

Freak or Creep aux Théâtre des Bouffes du Nord à Paris

Le 18 octobre à 19h30 et les 19, 20 et 21 octobre 2018 à 16h et 19h30 au Théâtre des Bouffes du Nord.

Dans le cadre du Prix Olga Horstig du Cours Florent, qui a pour vocation de mettre en lumière une sélection d’étudiants comédiens sortants, Julie Brochen mettra en scène Freak or Creep, un montage de scènes issues des oeuvres de William Shakespeare.

«L’école est le plus beau théâtre du monde, car l’école est un théâtre» Antoine Vitez

«Je tiens ce monde pour ce qu’il est, un théâtre où chacun doit jouer son rôle» William Shakespeare, Le Marchand de Venise

Antoine Vitez demandait aux acteurs de savoir que le spectateur est là. Au fond il ne s’agit pas tant de jouer pour lui, que de jouer devant lui et de le tromper sans cesse.

Mais la situation première, c’est toujours moi devant vous.
Qu’est-ce que je fais ? Qu’est-ce que je viens vous raconter ?
Seule façon pour l’acteur de retrouver une dignité, de n’être pas un fou qui se prend pour un autre; alors Freak or Creep? Notre variation de Trick or Treat ?, traduit très librement sur le coin d’une table dans la cuisine de Jean-Michel Déprats par «Aboule sinon je t’ensorcelle» . En essayant de «faire du théâtre de tout», nous avons suivi ces vingt jeunes acteurs, dernière étape d’un cursus de trois ans au Cours Florent. Je veux ici les saluer et les remercier de leur confiance, de leur ardeur et de leur engagement dans le travail.
Travailler dans le secret, dans ce qui n’est pas visible au moment-clé de la représentation théâtrale, dans le travail de recherche de plateau, et partager ce moment de transmission, ce cap de la sortie de l’école, les découvrir, les distribuer puis se laisser guider par eux.
Je voudrais remercier pour leur participation et la générosité avec laquelle ils se sont rendus disponibles: Michèle Harfaut, Pierre Vial et Fred Ulysse, ainsi que la vigilance et la fidélité de Blandine Armand, Louise Gibaud, Nikola Takov et Arnaud Cazet mes collaborateurs.
Nous avons travaillé sur les traductions de Jean-Michel Déprats et avec sa complicité sur le théâtre et les sonnets de Shakespeare car ce répertoire est en soi une école du jeu, du danger et de la vie.
Parce que c’est immédiat, concret et que cela nous parle de la jeunesse, la jeunesse des corps, la jeunesse du monde et celle du théâtre.
Et parce que le théâtre de Shakespeare est drôle et violent comme le désir.

 

Julie Brochen

Hommage à Jack Ralite

« Souvenons nous de l’avenir » Louis Aragon
Jack Ralite était de ceux qui rendent l’avenir possible.

J’ai rencontré Jack Ralite en 1987 lors des toutes premières réunions de ce qui allait devenir les Etats Généraux de la Culture dans la petite salle de la MC93 de Bobigny.
Sa mort m’a plongée dans un profond désarrois car cet homme a changé ma vie. Il m’a aidée et accompagnée à devenir celle que je suis aujourd’hui.
Il était pour moi l’incarnation du courage politique, de l’amour des artistes et du théâtre, il avait une foi inébranlable en l’homme. Il redoutait ces derniers temps que l’humanité ait à faire face au processus de sa propre ré-humanisation, il était triste de constater que la culture et la santé publique n’étaient plus au cœur de la société française mais il avait toujours cette flamme dans le regard et dans le cœur qui le rendait, à mes yeux, si vivant.
C’est tout naturellement que je lui avais demandé d’être membre d’honneur des Compagnons de Jeu aux côtés de Jean-Luc Nancy, et c’est tout naturellement qu’il avait accepté.
Il me manque déjà.
Tous les Compagnons de Jeu avec moi le saluent.

Julie brochen

Jack Ralite est né le 14 mai 1928 à Châlons-sur-Marne (actuel Châlons-en-Champagne, département de la Marne).
Il est mort le 12 novembre 2017 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

Il adhère au PCF en 1947.
Journaliste au quotidien l’Humanité, chargé des pages « culture » de l’édition dominicale, il est élu au conseil municipal d’Aubervilliers en 1959, et devient adjoint d’André Karman.
Député communiste depuis 1973, Jack Ralite entre au gouvernement en juin 1981, devient ministre de la Santé puis de l’Emploi, dans les 2ème et 3ème gouvernement de Pierre Mauroy, de 1981 à 1984.
En 1984, il prend la tête de l’administration municipale d’Aubervilliers et siège au conseil régional d’Ile-de-France de 1986 à 1992.
Il est élu sénateur le 24 septembre 1995 puis réélu le 26 septembre 2004. Il démissionne en 2003 de la mairie d’Aubervilliers au profit de Pascal Baudet mais demeure conseiller municipal.
Homme de culture, spécialiste reconnu des questions culturelles au Parlement où il siège au sein de la commission aux affaires culturelles, il s’engage pour l’exception culturelle et contre les accords de libéralisation de commerce, projet d’Accord Multilatéral sur les Investissements (AMI) à l’OCDE et AGCS de l’Organisation mondiale du commerce.
On lui doit d’avoir organisé, avec Carlo Ossola, la rencontre, à Aubervilliers, entre les élèves du Lycée le Corbusier et des professeurs du Collège de France autour des grands textes de la littérature mondiale.
En sa qualité de ministre, il inaugure le 13 juillet 1984 en compagnie de Louis Mermaz et Christian Nucci, le musée de la Révolution Française ;
Animateur des Etats généraux de la culture depuis 1987, et président des Carnets Bagouets depuis 1997, il siège aux conseils d’administration du Théâtre du Peuple depuis 1999, du Festival Paris Quartier d’été depuis 1996, de la Cité de la musique entre 1999 et 2006, du Théatre National de la Colline, de l’Ensemble intercontemporain depuis 2002, du Centre des monuments nationaux de 2004 à 2008.
Il est aussi membre du haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, du Conseil national de l’innovation pour la réussite scolaire, et de la Fondation Agir contre l’exclusion.
Il est enfin Membre d’honneur des Compagnons de Jeu.

Molly S et Le Testament de Vanda au Festival d’Avignon Off 2017

Retrouvez “Molly S.” du 7 au 30 juillet 2017 à 14h30 au Théâtre du Petit Louvre !

Molly Sweeney est une jeune femme aveugle que son mari Frank, autodidacte et enthousiaste, va convaincre de se faire opérer par le docteur Rice, ophtalmologue autrefois célèbre qui s’est réfugié à Ballybeg, au cœur de l’Irlande.
Loin d’avoir tout à gagner en recouvrant la vue, Molly prend le risque de tout perdre et de se retrouver exilée d’un monde qu’elle croyait connaître.
Inspiré des travaux d’Olivier Sacks, Brian Friel raconte à travers les voix de ces trois protagonistes l’avant et l’après de cette opération.
En mêlant le chant et la musique à cette écriture, Julie Brochen crée avec Molly S. un spectacle lumineux et intense, qui pose de manière délicate la question du réel, de son sens et de la façon dont nous le percevons et l’appréhendons.

Molly S. de Brian Friel – Traduction Alain Delahaye – Adaptation Julie Brochen
Avec Julie Brochen, Olivier Dumait, Ronan Nédélec et Nikola Takov
Mise en scène Julie Brochen assistée de Colin Rey
Lumières Louise Gibaud
Costumes et scénographie Lorenzo Albani

 

Les 24, 25 et 26 juillet à 14h30 dans la même salle sera joué Le Testament de Vanda de Jean-Pierre Siméon, mis en scène par Julie Brochen, avec Sylvia Bergé, Sociétaire de la Comédie-Française.

En hommage à Imre Kertész – Le texte publié par la librairie Kléber

Kertèsz est mort à Budapest le 31 mars 2016.
Son écriture est et restera dans notre répertoire.

Hommage

IMRE KERTÉSZ

 

ÊTRE SANS DESTIN

 

« S’il y a un destin, la liberté n’est pas possible ; si au contraire (…) la liberté existe, alors il n’y a pas de destin, c’est-à-dire -je me suis interrompu, mais juste le temps de reprendre mon souffle-, c’est-à-dire qu’alors nous sommes nous-même le destin. »

 

Être sans destin tout d’abord puis toute l’œuvre de Kertesz qui à partir de ce livre se déploie devant moi, comme une déflagration lumineuse.

Puis la rencontre, avec l’homme, Imre Kertesz lui-même, son incroyable regard, sa voix ; je l’ai rencontré par chance, c’est à dire par hasard, à Toulouse en 2002. Il est essentiel de lire et de relire cet auteur, ses romans, ses journaux, chacune des ses interviews, et de redécouvrir grâce à lui la liberté d’être soi. J’aime ce livre. Peut-être parce qu’il fait partie des rares livres que je relis régulièrement dès que j’en ressens la nécessité, le besoin profond, ancré en moi.

Peut-être aussi parce qu’il s’est trouvé prolongé par notre travail sur son roman ultérieur Liquidation.

Peut-être enfin parce qu’il m’a ouvert un horizon et que l’horizon est en soi paysage, espace et temps qui me permet d’envisager le monde dans lequel nous vivons autrement, non pas plus sereinement mais avec passion, avec ferveur et intérêt. C’est dans ces mots, dans cette littérature et dans le théâtre né de cette littérature que s’ancre mon être et qu’il entrevoit un destin.

Julie Brochen