Organisation

Président

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Jean Hansmaennel

Dirigeant d’entreprise, homme de communication et artiste polymorphe, Jean Hansmaennel est un brasseur d’idées, de projets et de milieux.

Né à Strasbourg en 1962, cet Alsacien de souche – comme l’indique son nom – est diplômé de l’Institut des Hautes Études Européennes et de l’INSEAD. Il démarre sa vie professionnelle en 1988 comme publicitaire et s’installe à Lille où il anime durant 4 ans une agence de communication du Groupe HAVAS. En 1993, il déménage à Lyon et travaille pour le Groupe SEB dont il dirige la communication interne puis externe jusqu’en 2007. Il rejoint alors Kronenbourg dont il devient Vice-Président en charge de la communication, du mécénat, des affaires publiques et du développement durable ; il exerce aussi une douzaine de mandats d’administrateur de structures professionnelles, culturelles ou sociales, notamment la présidence de la Fondation Kronenbourg de 2009 à 2015.

Mais Jean Hansmaennel est aussi moniteur national de ski alpin, diplômé d’État et enseignant à l’ESF de Tignes.
Mais il est aussi maître-praticien en PNL et coach certifié IFG.
La philosophie, l’histoire contemporaine – ses formations initiales – continuent de le passionner.
Les mots enfin, syntaxes et witz, qui le poursuivent en parallèle. Car celui qui s’avoue prisonnier, coupé de l’autre et du monde, dans son dernier roman, n’a que le verbe pour se sauver, et ses croyances en l’Homme : « Je me souviens de cet émerveillement, déjà ancien : l’autre est une chance ».
Il est écrivain et musicien. Chanteur de rock, auteur, compositeur, pianiste avec les groupes HSB puis Fred Hamster & les Scotcheurs, il a notamment publié au Cherche-Midi Une goutte à la mer (2011) et Les Prisons Mobiles (2015).

Jean Hansmaennel vit entre Strasbourg, Lyon et Paris, il crée des passerelles.

Vice-Président

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Jean-Louis BROCHEN

Né à Roubaix, détenteur d’une maîtrise en droit, Jean-Louis Brochen est avocat de métier.

Ses mandats professionnels lui confèrent des responsabilités au sein de multiples instances dont l’Union des jeunes avocats de Lille, le Syndicat des avocats de France, le Conseil national de prévention de la délinquance, la Délégation interministérielle de concertation des professions libérales, la Commission de surveillance des prisons de Loos, le Conseil national des barreaux de France. Entre 1985 et 1993, il est successivement membre du Conseil de l’ordre et bâtonnier de l’ordre des avocats au barreau de Lille. Avocat honoraire aujourd’hui à la retraite, il participe ponctuellement aux activités du barreau en tant qu’ancien bâtonnier.

Engagé à gauche, hors parti, Jean-Louis Brochen a exercé plusieurs mandats électifs, à Roubaix comme conseiller municipal délégué entre 1989 et 1992, puis à Lille comme adjoint au maire délégué à l’action culturelle auprès de Pierre Mauroy entre 1995 et 2001. Dans cette fonction, il organise notamment Lille 2000 et initie Lille 2004, Capitale européenne de la culture.

Son attachement au théâtre est ancien, filial. Lycéen, il suit au conservatoire de Tourcoing les cours d’André Reybaz, directeur du CDN, dans l’héritage paternel du bâtonnier Yves Brochen, membre actif des « Compagnons de Jeu », compagnie théâtrale créée en captivité, en Allemagne, au cours de l’année 1940. Il est attentif depuis ses tout débuts à la création par Julie Brochen, sa nièce, de la compagnie théâtrale du même nom « Les Compagnons de jeu ».

Trésorière

Katrin MOOSBRUGGER

Juriste de formation, spécialisée en droit français, allemand et européen, Katrin Moosbrugger est ancienne élève de l’École nationale d’administration (promotion Léopold Sédar Senghor de 2004). À sa sortie de l’ENA, elle intègre le ministère français de l’Environnement et ses fonctions portent à partir de 2007 sur le domaine des transports (en particulier ports et transport fluvial), ainsi que sur la protection de l’environnement dans ce secteur d’activité. Elle apporte une contribution active aux travaux de la Commission centrale en tant qu’experte de la France.
Quittant le poste d’adjointe au sous-directeur des ports et du transport fluvial du ministère français chargé des Transports qu’elle occupait depuis 2011, elle est désormais secrétaire générale adjointe de la Commission centrale pour la navigation du Rhin et secrétaire exécutif de la CDNI. Katrin Moosbrugger possède les nationalités française et allemande. Au sein de cette organisation internationale, elle assure des missions transversales dans les domaines à la fois économiques, sociaux et environnementaux.

Secrétaire

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Marie-Madeleine HAMEL

Marie-Madeleine Hamel a d’abord été enseignante en classe de maternelle, puis elle a occupé plusieurs fonctions dans le secteur bancaire durant la majeure partie de sa vie professionnelle. L’engagement associatif, le « compagnonnage », prennent une place importante dans sa vie de retraitée auprès de populations précarisées ou en difficultés. Compagnons du partage et Habitat et humanisme sont les associations au sein desquelles elle a choisi d’être à l’œuvre.

 

 

 

Membres d’Honneur

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Jack RALITE

Jack Ralite est né en 1928 à Châlons-sur-Marne, entre deux guerres, dans une région où l’herbe n’avait pas partout repoussé après les batailles de 14-18. Il raconte volontiers que furent pour beaucoup dans son engagement politique les trois mois qu’il passa dans la prison de Châlons pendant l’Occupation, alors qu’il avait quatorze ans : c’est là qu’il dit s’être senti communiste pour la première fois.
Longtemps député de Seine-Saint-Denis (de 1973 à 1981), plus tard sénateur (de 1995 à 2011), les Français de 1981 découvrirent Jack Ralite sur le perron de l’Élysée en ministre de la Santé, puis de l’Emploi. Mais son histoire est liée à celle de la ville d’Aubervilliers, où il vit toujours, dont il fut maire-adjoint pendant vingt-cinq ans et maire pendant vingt ans. Durant ces années, il conduit dans cette banlieue ouvrière une politique culturelle audacieuse, œuvrant notamment aux côtés de Gabriel Garran à la fondation du théâtre de la Commune.
En 1987, s’élevant contre l’emprise grandissante du monde marchand et financier sur la création artistique et intellectuelle, il lance les États généraux de la culture. Amoureux de littérature, de cinéma et de théâtre, ce passionné d’histoire croit au pouvoir émancipateur de l’art et de la culture. Il en est un inlassable militant, ne dérogeant à aucune de ses convictions, lesquelles s’enracinent dans une filiation historique où se croisent et finalement se mêlent figures politiques (Robespierre) et artistiques (Stendhal, Louis Aragon dont il fut très proche, Victor Hugo, René Char, Julien Gracq, Krista Wolz, Saint-John Perse Merce Cunningham, Jean Vilar, Antoine Vitez dont il fut l’ami …). Avec pour dénominateur commun : l’indéracinable croyance en l’homme.

 

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Jean Luc Nancy

« JLN porte le nom d’une ville. Cela est anecdotique. Mais l’anecdote est jolie (inédite à ma connaissance) et mérite d’être rapportée. Cela se passe à Saumur au XIXe siècle. Un enfant trouvé, ou du moins sans père connu, est conduit à l’état civil par une femme. Quel nom lui donner ? Il se trouve que l’employé de l’état civil est originaire d’une ville de l’Est de la France. C’est décidé : cet enfant se nommera Nancy. Il sera l’ancêtre de Jean-Luc. »*
Professeur émérite à l’université Strasbourg-II, invité des universités de Berkeley, Irvine, San Diego et Berlin, l’œuvre de Jean-Luc Nancy se déploie en un vaste corpus comprenant des travaux sur l’ontologie de la communauté et la métamorphose du sens, mais aussi des études sur les arts et la théorie de l’image, sur le corps, ainsi que des réflexions sur la déconstruction du christianisme et sur les aspects politiques et religieux des évolutions du monde contemporain.
Jean-Luc Nancy est un philosophe « à l’écoute ». Grand connaisseur de la philosophie allemande, de Kant, Hegel et Heidegger, il a très tôt porté l’oreille vers la voix poétique et musicienne. « Savoir écouter le silence et regarder ce qui ne se montre pas », dit-il, s’ouvrir au mouvement des sensations, à leur miroitement, à leur circulation.
Être à l’écoute, pour Jean-Luc Nancy, c’est se rendre disponible à des battements et des résonances venues des autres qui nous touchent, nous pincent ou nous frappent. C’est accepter l’intrusion de corps étrangers, celle d’un cœur greffé qui devient le sien et qu’il fait battre à son propre rythme. Pour celui qui aspire à être mené au bord d’autres écritures, ces échanges sont aussi des emballements, ceux qu’il éprouve au contact du cinéma, de la danse, de la peinture, de la musique. Jouer, chanter, aimer sont aussi les registres de la philosophie. Car la pensée est avant tout « sensible » et son œuvre, marquée par l’idée d’un « singulier pluriel ».

Autour du théâtre, il a publié Scène avec son coauteur et ami Philippe Lacoue-Labarthe et Journal des Phéniciennes, aux éditions Christian Bourgois.

 

andre-velterAndré Velter

Poète
Président des compagnons de jeu (1998-2014)
André Velter, né le 1ᵉʳ février 1945 à Signy-l’Abbaye dans les Ardennes, est un poète, essayiste, chroniqueur et homme de radio français, même s’il ne se reconnaît qu’une seule qualité : celle de « voyageur ».
Ses poèmes sont traduits dans une trentaine de langues. Il a reçu de nombreux prix littéraires dont le Mallarmé en 1990 et le Goncourt de Poésie en 1996. Il a multiplié les collaborations avec d’autres artistes, des photographes, des peintres, des musiciens, des chanteurs, des comédiens, des metteurs en scène.

 

 

 

 

marie-jose-lamotheMarie-José Lamothe
photographe, écrivain, traductrice et une tibétologue française
1ère Présidente des Compagnons de Jeu (1993-1998)

Marie-José Lamothe (Talence en Gironde, 1945 – 22 mars 1998 ).
Elle apprend le tibétain à l’INALCO. Samten G. Karmay lui confie une ancienne édition xyloggraphiée des Cent mille chants de Milarépa qui lui permet d’en commencer la traduction. Elle a traduit, du tibétain en français, les œuvres complètes de Milarépa. Elle en a aussi retracé la vie dans un ouvrage.
André Velter fait la connaissance de Marie-José Lamothe et a partagé sa vie depuis le 6 décembre 1970.

 

 

jacques-yves-brochenJacques-Yves BROCHEN
1er Administrateur des Compagnons de jeu (1993-2008)

Né à Lille (Nord de la France) le 4 janvier 1938, fils et petit-fils d’avocats, bâtonniers du barreau de Lille, Jacques-Yves Brochen passe une licence en droit, puis s’engage en tant que parachutiste dans la guerre d’Algérie.
De ces années d’études universitaires à Lille, il sera surtout marqué par des rencontres influençant durablement son engagement social et politique.
Jean-Paul Aron, Jean-François Revel, Jean Paul Sartre furent les déclencheurs d’une pensée critique qui ne le quittera pas.

Il reste à Alger après son service militaire et l’indépendance de l’Algérie.
Il s’y marie avec Lise-Marie Charavin (la peintre Lise-Marie Brochen).
Il apprend à parler l’arabe et y dirige « la Cotonnière Africaine », usine textile de maison Carré près d’Alger, jusqu’en 1971.

A son retour en France, il s’installe à Paris pour mettre en œuvre un projet de réalisations d’œuvres contemporaines en invitant des peintres à venir travailler directement avec les machines de l’usine textile Duprez à Roubaix.
Kijno, Bryen, Zao wou-Ki, Manessier s’engagèrent avec enthousiasme dans ce projet novateur, mais l’effondrement, peu après, de l’industrie du textile dans le nord de la France ne permit pas, hélas, son aboutissement.

Après une période de 10 ans en tant qu’agent général d’assurance à Digne (Alpes de haute Provence), il revient à Paris, appelé par Jean-Pierre Vincent alors administrateur de la Comédie Française dont il devient le directeur des ressources humaines.
Il y reste 7 ans puis assume les mêmes fonctions à l’opéra Bastille durant les premières années de sa création.

Puis il retourne dans ses terres natales, appelé par le maire de Roubaix pour prendre en charge la politique de la ville et des affaires sociales.

Retraité, il a continué à enseigner le droit du travail auprès de différents organismes de formation et parallèlement à apporter son aide et soutien aux travailleurs au sein de la CGT.
C’était un homme engagé et fidèle dans ses convictions, un esprit éclairé, inspiré, humaniste et libre qui s’est toujours attaché à défendre avec passion et ténacité les voix de la culture.
Il est mort à Paris le 10 juin 2008.